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| 2003 - Pérennisation |
VoIP : ce qu'il faut savoir
[60 mn de lecture - paru le 3/6/2003 - Public : Confirmé]
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Auteur
1. Les débuts : Téléphonie sur IP |
| La transmission de la voix par l’intermédiaire
du protocole IP a débuté sous la forme d’applications
dites de téléphonie sur Internet (Internet Telephony) permettant
à deux internautes de communiquer oralement via leur PC. Ces premières
applications étaient caractérisées par une qualité
de voix très mauvaise: retards importants souvent supérieurs
à une seconde, échos, paroles saccadées, qui en rendaient
l’intérêt essentiellement expérimental et ludique.
Autre inconvénient du système, la communication n’était
possible qu’entre possesseurs de PC raccordés à Internet.
D’autre part, l’appelant devait connaître l’adresse
IP du destinataire (dont le PC devait être naturellement allumé)
et utiliser le même logiciel propriétaire que lui. Fort heureusement,
des progrès significatifs ont été accomplis depuis,
tant en terme de qualité de la parole que de choix de produits
et de standardisation de ces derniers.Différents types d’appels
sont aujourd’hui possibles, à savoir : |
1.1De PC à PC : |
| Les deux correspondants utilisent leurs micro-ordinateurs,
avec les haut-parleurs généralement livrés en série
et en y adjoignant des microphones. On l'a vu, ce mode de fonctionnement
nécessite actuellement que les correspondants se fixent un rendez-vous
préalable sur Internet ou soient connectés en permanence et,
bien sûr, qu'ils utilisent des logiciels de voix sur IP compatibles.
De plus, les adresses IP changeant à chaque connexion, les correspondants
doivent se mettre d'accord sur la consultation d'un annuaire ("dynamique",
car mis à jour à chaque connexion par chaque correspondant
potentiel qui doit s'y enregistrer) pour permettre à l'appelant de
connaître l'adresse de l'appelé (cette procédure est
grandement facilitée pour des utilisateurs connectés en permanence
à Internet). Dans un contexte d'entreprise, on peut passer par Internet,
par un "intranet" de l'entreprise, voire par un "extranet".
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Figure : Appel de type PC to PC. |
1.2 De poste téléphonique à
PC et inversement : |
L'un des correspondants est sur son micro-ordinateur ; s'il
désire appeler un correspondant sur le poste téléphonique
de celui-ci, il doit se connecter sur un service spécial sur Internet,
offert par un fournisseur de service ("ISP"), mais qui doit mettre
en œuvre une "passerelle" avec le réseau téléphonique.
C'est cette passerelle qui se chargera de l'appel du correspondant et de
l'ensemble de la "signalisation" relative à la communication
téléphonique, du côté du correspondant demandé.
Si le correspondant qui appelle est sur son poste téléphonique
et qu'il veut joindre un correspondant sur Internet, il devra appeler le
numéro spécial d'une passerelle qui gérera l'établissement
de la communication avec le réseau Internet et le correspondant sur
ce réseau pourvu, là aussi, qu'il soit au rendez-vous (à
moins qu'il ne soit connecté en permanence).
Un cas particulier important de la communication d'un micro-ordinateur vers
un poste téléphonique est celui où le correspondant
appelé est un centre d'appels téléphoniques intégré
à une application Internet. |
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Figure : Appel de type PC to Phone (et inversement). |
1.3 De poste téléphonique à poste téléphonique
:
|
Deux méthodes utilisables en téléphonie
grand public existent pour faire dialoguer deux postes téléphoniques
ordinaires via un réseau IP : • Utilisation de passerelles
analogues à ce que l'on vient de voir au paragraphe précédent
Cela signifie qu'un "pseudo-opérateur" a mis en place des
passerelles entre le réseau téléphonique et le réseau
IP (Internet ou intranet) et que le correspondant appelle le numéro
d'une passerelle et lui communique le numéro du correspondant qu'il
cherche à joindre. |
 |
Figure : Appel de type Phone to Phone. |
Les deux passerelles dont "dépendent"
les deux correspondants gèrent alors la communication, y compris
la signalisation avec le réseau téléphonique et les
conversions à l'entrée et à la sortie du réseau
IP (parfois est adjoint un "Garde-barrière" - Gatekeeper
- qui participe à la gestion de la communication en prenant en charge
les aspects facturation, la possibilité de services tels que le transfert
d'appel, etc.).
On voit que l'intérêt en termes de coûts, qui repose
sur une utilisation des seuls réseaux téléphoniques
locaux aux deux bouts, n'a sa pleine mesure que si le(s) pseudo-opérateur(s)
installe(ent) un nombre suffisant de passerelles, mais chaque pseudo-opérateur
voudra alors se rémunérer pour amortir ses passerelles et
répercutera donc le coût sur le prix qu'il fera payer à
l'utilisateur quand il se connectera sur sa passerelle. |
Deux commentaires sont à faire sur la notion de passerelle.
Tout d'abord, les figures qui précèdent introduisent des "passerelles"
qui ne sont pas obligatoirement les mêmes dans les différents
cas répertoriés. En particulier, une passerelle placée
entre un PBX et un intranet n'est pas rigoureusement identique à
une passerelle entre le réseau téléphonique public
et Internet (même si certaines fonctionnalités sont analogues).
Ensuite, on se fera une idée de ce qu'est une passerelle en considérant
que, dans le cas de la passerelle de réseau public par exemple, la
passerelle comporte principalement les éléments suivants :
une unité centrale de type micro-ordinateur, des portes d'accès
au réseau téléphonique munies de cartes de compression
/ décompression de voix, un logiciel de voix sur IP, un modem ou
un routeur pour la connexion à Internet, un logiciel de facturation.
Par ailleurs, on conçoit aisément que tout le parti - en termes
de coût comme de simplicité d'accès - de l'utilisation
des technologies IP n'est obtenu que si les deux correspondants sont connectés
chacun à une passerelle par le seul réseau téléphonique
local. Cela supposerait, pour un "pseudo opérateur" désirant
offrir ses services de manière quasi généralisée,
qu'il dispose un nombre important de passerelles dans le réseau.
Cette contrainte risque fort de limiter l'offre à des zones géographiques
judicieusement choisies par l'opérateur. D'ores et déjà,
des fournisseurs de passerelles (VOXO, par exemple) prévoient de
mettre en place un "serveur d'échanges" permettant à
des opérateurs utilisant leurs produits de passer entre eux des accords
d'échanges de minutes d'utilisation de leurs passerelles.
L’élément central permettant des conversations VoIP
impliquant un téléphone comme origine ou destination de l’appel,
ou les deux, est la passerelle (PSTN/IP Gateway) |
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Figure : Utilisation de boîtier. |
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