Sun Tzu - L'art de la guerre appliqué à l'entreprise
[20 mn de lecture - paru le 5/9/2005 6:33:23 PM - Public : Débutant]
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Auteur
Introduction
Le livre
« L’art de la guerre » est un traité stratégique rédigé environ 500 ans avant Jésus-Christ dont la rédaction est attribué à un philosophe chinois appelé Sun Tzu. On connaît très peu sur la vie de l’auteur et le rôle qu’il tenait. Conformément à la culture chinoise et à ses modes de transmission du savoir, le texte est très imagé et fascinant pour son lecteur.
La première traduction connue est celle en français réalisée par un missionnaire jésuite, J. J. M. Amiot et apparue à Paris en 1772. Les traductions allemandes et anglaises apparaissants plus tard.
Aujourd’hui, le livre joui d’une reconnaissance mondiale comme étant le concentré de la stratégie gagnante et trouve application dans de nombreux domaines en dehors de la conduite de guerre.
Manuel stratégique pour les affaires
Appliquer des stratégies de guerres dans les affaires n’est rien de nouveau, même si sa peut paraître « choquant » de comparer la guerre au monde des affaires. L’existence de nombreuses traductions en japonais du livre montre que le livre a beaucoup servi aux dirigeants japonais.
Le succès de « L’art de la guerre » s’explique surtout par la simplicité des concepts qu’il expose et le style chinois de rédaction en images qui incite le lecteur à sa propre interprétation des concepts.
Ses idées sont aujourd’hui appliquées dans de nombreux domaines de l’entreprise, tel la gestion de projet, le marketing ou la vente, mais aussi, consciemment ou non, dans le sport par exemple.
La pensée orientale
Le lecteur occidental, qui préfère en général l’action directe vers le visible, va rapidement se rendre compte que la pensée orientale est très différente de la sienne en lisant ce livre. Pour illustrer cette différence, on compare souvent les idées contenues dans « L’art de la guerre » avec celles du livre « Vom Kriege » (de la guerre), rédigé par un général allemand, Carl von Clausewitz, et publié en 1832. Cette différence de pensée explique peut-être que le lecteur occidental aura parfois du mal à saisir et surtout retenir, dès la première lecture, les consignes exposées.
On pourrait s’attarder longtemps sur la culture chinoise et ses différents composants que l’on retrouve dans le livre, tel le jeu « wei chi » (plus connu sous son appellation japonaise « go ») pour la maîtrise du territoire, l’art martial Taï chi chuan pour les mouvements fluides ou la philosophie du « yin » et « yang » qui voit le monde comme une transformation permanente. (Je recommande à tout intéressé le livre « Comprendre et appliquer Sun Tzu » de Pierre Fayard (voire Bibliographie))
Concernant cet article
L’article est divisé selon le livre, en treize chapitres. Pour chaque chapitre, je vous présente d’abord un résumé du contenu et ensuite un commentaire sur les concepts me paraissant les plus intéressants (souvent simples mais prouvés efficaces), en essayant de les illustrer par des exemples.
Des exemplaires du texte entier peuvent être trouvés sur le net et je vous recommande la lecture de celui-ci avant de continuer.
Avant de commencer
Il faut noter qu’il existe beaucoup de traductions du livre, toutes différentes dans les mots utilisés, mais identique dans les idées (au moins elles devraient l’être). Ceci s’explique par la difficulté de traduire le chinois, dont les différents caractères n’ont pas toujours un mot équivalent dans une autre langue; difficulté accentuée par le texte imagé.
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