Un code-barres plein de perspectives : le "semacode"
[15 mn de lecture - paru le 5/24/2006 12:25:23 AM - Public : Débutant]
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1. Le "semacode" en théorie
Le « semacode » est un système ayant pour activité
le codage/décodage de « semacode nodes », actuellement des « URL
barcode » (littéralement, « code-barres URL ») se présentant
sous la forme de matrice en deux dimensions, sous forme de « Data
Matrix 2-D » (« Matrice de données » à 2 dimensions). Le
codage/décodage est fait sur du texte ou des données en utilisant le code-barres.
Le « semacode » a été développé par une compagnie éponyme, du nom de
Semacode (Semacode.org) donc.
En théorie,
des informations sont codées en « semacode node », un lecteur le
décode et l’interprète pour récupérer les données et les utiliser.
La pratique
actuelle veut que le système « semacode » permette d’accéder à des
informations sur ce qu’on veut, de n’importe où, en passant en général par le
Web depuis son téléphone portable.
Concrètement,
vous voyez un code-barres URL sur une affiche de film, vous la prenez en photo
avec votre appareil photo, celui-ci reconnait et décode le « tag »
pour découvrir l’URL et vous rediriger vers celle-ci, contenant alors la bande
annonce du film en question. Intéressant, n’est-ce pas ?
Alors de quoi est composé le système
« semacode » ?
1.1. Les "semacode nodes"
Les « semacode nodes » sont donc les tags
(« étiquettes ») visuels codés et décodés par le système
« semacode ». Actuellement, ils sont sous la forme de codes-barres matriciels
(Data Matrix), du nom d’« URL barecodes ».
Pourquoi des codes-barres
? Tout simplement pour rentrer un peu plus dans l’Ubicomp. Les codes-barres
sont omniprésents, simples à mettre en place, et ce, n’importe où. De plus, le
coût est quasi inexistant.
1.2. Data Matrix
Pour développer son système, Semacode cherchait un
code-barres pouvant :
- encoder plus de 100 caractères ASCII
- être connu des développeurs pour faciliter les applications
- être visuellement neutre
- être un standard libre
Le choix s’est donc porté sur le code-barres Data Matrix.
Le « Data Matrix » (standard ISO/IEC 16022) est un
code-barres matriciel à deux dimensions constitué de « carrés » (ou
modules) noirs et blancs placés suivant l’information codée. Ainsi, un carré
blanc correspond à un bit à 0, un carré noir, à un bit à 1, ou vice-versa.
Un code-barres « Data Matrix » peut contenir 2,335
caractères alphanumériques et peut avoir une dimension de 8*8
« carrés » à 144*144. Cette même dimension est déterminée en premier
lieu, par une ligne pleine sur le côté gauche et une en bas du code-barres et
en second lieu, par une ligne « intercalée » (noir-blanc-noir..), sur
le côté supérieur et le côté droit du code-barres.
De plus, lors de l’encodage des informations, des données de
correction d’erreurs sont ajoutées, rendant le contenu plus important mais par
la même occasion, plus solide.
Les différentes formes du "Data Matrix" :
(source : semacode.org)
L’information codée peut être du texte ou bien des données.
Dans le cas des « URL barecodes », ce sont donc des URLs qui sont
codées.
1.3. URL ("Uniform Resource Locator")
L’URL est l’adresse Internet d’un site sur le Web. La
plupart du temps, c’est donc l’URL qui est codée en code-barres « Data
Matrix » dans le cas du « semacode ». L’URL est omniprésente et
utilisable depuis n’importe quel système lié au Web, d’où son utilisation dans
le « semacode ». Simple, de taille moindre donc rapide et facile à
coder.
Un "URL barecode" :
(source : English Wikipedia)
1.4. Lecture des tags
Après la prise de photo du code-barres, il faut que
cette même photo soit « lue » pour être décodée. Semacode a développé
son propre algorithme de lecture. Il permet ainsi de retrouver le code-barres
sur la photo et d’en extraire les modules noirs et blancs grâce à la
reconnaissance des objets.
1.5. Reconnaissance des objets
Pour trouver le tag et en extraire les informations, l’image
doit être traitée. C’est la fonction de la reconnaissance. Plusieurs
erreurs peuvent être possibles que ce soit à cause du manque de qualité de la
photo, ou bien du manque de luminosité ou encore du surplus de luminosité,
c’est pourquoi cette étape est la plus complexe de toutes.
Ainsi la photo est traitée de façon la plus précise possible
pour faciliter l’extraction des informations.
La composition du système « semacode » est donc
complexe, entrainant des difficultés certaines à trouver un support système
suffisamment complet et commun pour perpétuer l’idée d’Ubicomp.
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